01.08.2006
Musiques..
Musique…..pour le petit Larousse c’est l’art de combiner les sons…pour le Littré , c’est toute science et tout art qui apporte à l’esprit l’idée d’une chose agréable et bien ordonnée………où finit l’art….où commence le désordre….bien malin qui pourrait le dire…..Boulez marche-t-il vraiment dans les pas de Mozart……Maurizio Pollini joue-t-il du même instrument que Fats Waller…..au folklore des îles….celui de la Jamaïque est-il préférable à celui de l’Irlande….Bob Marley ou Clannad…. ??...la Compagnie Créole ou I Muvrini… ???......Star Ac ou Nouvelle Star…. ???
Combiner les sons…triturer les notes….arranger les bruits pour nourrir ou casser les oreilles d’une multitude de chapelles qui se renvoient allègrement la palme du bon ou mauvais goût……..question de feeling…..personne ne s’étriperait pour une différence d’appréciation entre un bœuf gros sel ou un couscous royal….alors…..rangeons les couteaux….et cessons de nous demander ce qu’il convient d’aimer….depuis que le monde est monde , la merde des uns a toujours été la confiture des autres…quoi qu’on fasse on est toujours le débile de quelqu’un…c’est ainsi depuis toujours et ça durera tant que l’homme et les technologies sonores n’auront pas totalement détruit le système auditif….alors…..suivez vos goûts sans honte….et enrichissez qui vous voulez…
13:58 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note



Commentaires
à la condition que ce ne soit pas contre son gré à coups de décibelles forcenées!
J'essaie de trouver le moyen de partager mes goûts musicaux sur mon blog, mais ça ne marche pas pour l'instant, peut-être que c'est parce qu'il vaut mieux les garder pour moi!
Ecrit par : Camille | 01.08.2006
Mon petit doigt (l'auriculaire, grand complice de mon oreille gauche) me souffle ceci : "Il semblerait que la difficulté à discriminer viennent d'un manque de connaissance de base. Si tu nourris ton petit avec Bach et Schubert, si tu lui expliques la différence de jeu entre un Gould et un Pollini, si tu lui fais écouter une palette large, éclectique de rythmes et de couleurs musicales, si tu lui proposes une fugue et un contrepoint en lui expliquant ces notes qui viennent se monter les unes sur les autres pour se faire chanter les unes les autres. Si tu multiplies les grains de voix pour "It don't mean a thing..." ou "Don't explain"... Si tu lui fais écouter du rock en lui demandant la filiation du morceau Stones/Beattles... Si tu utilises les 700 stations de radio en voiture pour un zapping musical commenté allant au delà du "J'aime/J'aime pas" en passant par le "Justifie, explique, décortique". Quand le zapping s'arrête sur des merveilles tous styles, toutes teintes et qu'il y a de l'émotion dans l'air ... tu as gagné !"
Mon petit doigt est trop bavard, certes.
Mais nous enrichissons... plutôt à bon escient !
Ecrit par : Caledemon | 03.08.2006
Dois-je comprendre que l'émotion serait étroitement liée à la culture....??...ainei il existerait une sorte d'élitisme musical....
Ecrit par : Bottle | 04.08.2006
il y a du snobisme dans tout rattachement... les classiques contre les rappeurs, les rappeurs contre les disco, les disco contre les rockeurs... et ça n'en finit pas de tourner en rond! tout n'est qu'une question d'appartenance... à un milieu, à un courant, à une mode, à un groupe! une histoire connue d'identification! avec le rejet de la musique de naz du voisin de palier qui ne partage pas le même monde, quel qu'il soit parce que le rejet fonctionne dans tous les sens. Caledemon voulait parler je pense du manque d'ouverture à la musique classique et je sais, parce qu'elle m'a offert un CD compil de tubes du moment, qu'elle n'est pas cloisonnée à ce monde et loin de là!
Pour avoir été formée classique conservatoire, (mais d'une famille musicienne à la tzigane, qui ne connaissait pas une note), je dirai que les musiciens d'instruments "classiques" sont ouverts le plus souvent à toutes les musiques, mais que pour les autres et surtout les non musiciens, l'inverse n'est pas forcément vrai, et c'est bien dommage. Histoire de méconnaissance, c'est sûr, mais d'avantage par préjugé et absence d'expérience favorable que par inculture, enfin, à mon humble avis...
Personnellement, je suis incapable de citer le n° d'un concerto qui me tire les larmes depuis toujours et vanter la prestation de tel chef d'orchestre ou de tel soliste, et l'émotion me bouscule aussi fort sur une envolée lyrique qu'avec un koto du japon, une harpe celtique, un tambour du burundi ou un évier de Stomp! Les émotions sont différentes, et je ne saurais me passer d'aucune, car chacune est une touche sur la palette de l'humeur...
Ecrit par : Camille | 07.08.2006
Cela fait plusieurs jours que je tourne autour de mes cordes vocales pour vous répondre, Bottle. Camille, avec sa sensibilité et sa délicatesse apporte effectivement une réponse éclairante et que je partage complètement (sauf pour le Koto... j'ai du mal ! et pour l'évier dont je préfère la très métellique interprêtation que jouent Jacob et Delafon dans "Mitigeur en Sol dièse mineur" ).
En revanche, Bottle, vous avez eu parfaitement raison de m'allumer gentiment et de pointer mon "élitisme".
Sans nécessairement apprendre à lire ou à jouer de la musique, je maintiens qu'une oreille, cela se forme, comme on forme un palais à la diversité, comme nos mains de quarante ans sont plus habiles à la caresse que quand elles en avaient vingt.
Que cela permet de se distancier un peu des pâtes sonores très formatées que la Consomondiale voudrait nous voir porter au pinacle et qui sont plus signes identitaires, conformismes sociaux, pâtes, qui "enferment" plus qu'elles n'ouvrent à cette diversité, cette richesse et cette émotion dont vous parliez.
S'il est exact que musique classique et jazz sont les deux mammelles qui m'on nourries et où je vais enfouir mes trop plein d'émotion, le cadre de mes pages d'écritures, mes drains naturels, le "petit" dont je parlais tout à l'heure m'ouvre chaque jour à de nouveaux rythmes, à de nouvelles sonorités et qui, quand je les ai adoptées, le pousse à aller m'en chercher de nouvelles, pour que je ne m'arrête pas, pour continuer à me surprendre. Le rock et moi, on s'est rencontré il y a deux ans. C'est tard pour un tel évènement !
Depuis, j'écoute du Metal, du Trip-Hop, et j'ai remplacé bien des musiques de chevet par de l'"Electro". Et je terminerai par cet aphorisme d'une très haute portée philosophique : "Quand c'est bon, c'est bon !"
Je vous salue chaleureusement tous les deux.
Ecrit par : Caledemon | 07.08.2006
Je partage bien entendu votre point de vue à toutes les deux....la rencontre d'un son et d'une émotion n'a ni barrière ni frontiére...simplement une porte que l'on ouvre ...on peut reprocher à notre époque d'en laisser beaucoup fermées....et l'on peut faire crédit à la culture de nous permettre d'en ouvrir un très grand nombre....
Ecrit par : Bottle | 08.08.2006
Pour la plupart des gens, la musique qu'ils écoutaient et appréciaient dans leur jeunesse est leur musique de choix. Même s'ils peuvent entendre aujourd'hui plusieurs autres types de musique tout aussi agréable, la musique qui leur procure le plus grand plaisir est celle de leur jeunesse, c.a.d. celle qui a participé à définir qu' ils étaient et allaient devenir socialement , qui représente leurs valeurs psychosociales et qui définissent leur identité sociale.
Ecrit par : els | 08.08.2006
c'est bien vrai, els.... la musique de notre jeunesse est une perle du chapelet de notre vie!
une personne attachée à ses airs de jeunesse au point d'être réfractaire au reste, quel qu'il soit du reste! a cristallisé sa personnalité à ce temps t.... s'est emprisonnée dans un costume, un peu étroit... un peu trop tôt avant la mise en boite!
c'est dommage... et un peu funèbre...
Tout ce qui est lié à nos sens nous aromatise la boite à souvenirs grâce à laquelle nous créons notre entité, notre "moi"...
Seulement des beaux souvenirs, on peut s'en créer jusqu'aux derniers instants.... à tout âge de la vie, en toute circonstance... refuser de nouvelles saveurs, c'est quelque part refuser de se renouveler, de peur de faire craquer le costume, confectionné à une taille S!... ça donne une saveur surrannée, qui risque de virer odeur de naphtaline avec le temps!
La nostalgie est un bain de jouvence à la condition de faire couler le robinet ;-) ...
Ecrit par : camille | 01.09.2006
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