29.10.2006
..........Brassens..
Il manque…..
Aujourd’hui dimanche 29 octobre 2006…
25 années exactement se sont écoulées depuis sa disparition..
Il me manque , à moi personnellement ainsi qu’à tous ceux de ma génération qui ont baigné leur adolescence dans ses rimes tour à tour émouvantes , tendres , provocatrices , riches de tout son génie de toute sa simplicité , de toute sa sensibilité qui savait si bien coller à la nôtre…
Il nous manque au même titre qu’un Brel ou un Ferré….les Georges , les Jacques ou les Léo de cette dimension ne courent hélas pas les rues d’aujourd’hui…ou alors ils sont bien cachés et c’est grand dommage de passer à côté…
Il manque en cette période désespérante où les médias recherchent sans intelligence des soit disants talents fabriqués à grand renfort de bêtise…et tapage publicitaire..
Il manque…..
16:11 Publié dans Nostalgie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



Commentaires
je partage ce manque
Ecrit par : cile | 29.10.2006
Sont-ils vraiment partis ceux qui laissent une trace ? La sienne, celles de Brel et Ferré, sont profondes dans mon coeur.
Ecrit par : Cristal | 31.10.2006
Bel hommage Bottle bien mérité, je partage aussi votre avis
Ecrit par : Claude | 06.11.2006
Les trompettes de la renommée
CD 04
Je vivais à l'écart de la place publique,
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.
Refrain
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées !
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell' position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?
Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé's salopes,
Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver !
A toute exhibition, ma nature est rétive,
Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
Dois-je les arborer plus ostensiblement,
Comme un enfant de choeur porte un saint sacrement ?
Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
Des parasit's du plus bas étage qui soit...
Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
" Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?
Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?
Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
Pour exciter le peuple et les folliculaires,
Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?
Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
Qu'ça confère à leur gloire un' onc' de plus-valu',
Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.
Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir.
Ecrit par : ... | 07.11.2006
mais c'est que ... peut-être fort explicite! :-)
j'aime aussi à écouter les reprises de Maxime le Forestier.
le petit joueur de flûteau
menait la musique au chateau
pour la grâce de ses chansons
le roi lui offrit un blason
je ne veux pas être noble
répondit le croque-notes
avec un blason à la clé
mon La se mettrait à gonfler
on dirait par tout le pays
le joueur de flûte à trahi...
Ecrit par : Camille | 08.11.2006
a sans couronne il va se soi sur la dernière ligne, il trahirait son La! :-)
Ecrit par : Camille | 08.11.2006
....
Le petit joueur de flûteau
Fit la révérence au château.
Sans armoiri's, sans parchemin,
Sans gloire, il se mit en chemin
Vers son clocher, sa chaumine,
Ses parents et sa promise...
Nul ne dise dans le pays
"Le joueur de flûte a trahi",
Et Dieu reconnaisse pour sien
Le brave petit musicien !
GB
Ecrit par : ... | 08.11.2006
et puis ce que vous aimez les reprises...
En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.
Ecrit par : ... | 08.11.2006
Un petit bonjour en passant
Ecrit par : Claude | 16.11.2006
... les connait? mais de quoi veut-il parler? Bottle vous avez une idée?
je m'aperçois que vous n'êtes plus là pour nous distraire... alors j'espère que sur votre chemin vous vous distrayez :-)
Ecrit par : Camille | 17.11.2006
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